Ne plus connaitre de morts répétées
Ne plus connaître de jugements insensés
Ne plus toujours être condamné à mourir
Pour voir sourire d'ignorants plaisirs
Qui triquent à ma santé fièrement
Quand je trinque de douleur honteusement
Curieux héritage que des pierres grossières
Scellées entre elles du sang de toute une vie
Pour en finir emprisonné réellement
Pour des pouvoirs glorieux malfaisants
Hurlement inutile, personne ne peux m'entendre
Le miroir familial m'a aspiré dans son mur
Mur de refus et d'histoires inventées
Refus de reconnaître un enfant naturel
Qu'il est mieux de l'exiler ce petit roi
Car il fait peur, il pose trop de questions
Enchainé et enfermé à clef de force
Envoyé au camp d'esclave pour servir
Sonné par le réveil à coups de massue
Déjà cassé avant les travaux forcés
Ecole, ferme et récompenses de tortures
Pour des bourreaux niant toute existence
Comme si rien ne s'était jamais produit
Arrachant la mémoire du petit prodige
Bons et mauvais moments tout est détruit
Pourtant j'espérais bien être, bien aider
Mais je ne devais pas me souvenir
Mes chairs, mes os, se rappellent, me rappellent
Ils veulent s'arracher, se casser malgré moi
Ils veulent retrouver leur âme volée
Tout me manque, mon tout est dispersé
Mes amours me sont détruits, piétinés, vengés
Mais ce n'est rien qu'un fâcheux passé
Qui revient de cette façon insensée
En contes de mensonges presque parfaits
Sauf que je n'y parais pas, c'est désespérant
Je revois des chemins, des travaux, des constructions
Des animaux, des champs, des grâces à moi
Qui ont grandit, nourrit, habité, avancé
Je revois des entretiens, des soins, des affections
Des sourires de grands parents, des réponses, des bonbons
Et tout disparaît quand je revois le miroir maudit
C'est comme si je n'avais plus d'yeux face au destin
Comme si j'épouvantais des lieux mal famés
Tel un épouvantail faisant peur à qui le méprise
Mais qui m'a planté là, qui à voulu me dresser ainsi
Ce n'est pas moi qui aie demandé à mourir
Je n'ai pas demandé tels châtiments et sacrifices
La clef je devais la trouver pour sortie et voir le jour
Pour renaitre et terminer ce qui ne va plus
Ce qui ne va plus est un début fini d'épouvantables tourments
Une clef de voute trouvée, la pierre de malédiction
Celle du poison à contrer, celle de la prison de liberté
Ouf je respire, j'avais un passe partout, il me fallait la vraie clef
L'âpres, l'inconnue, le futur revient me chercher
Pour que je le soigne, pour que je lui témoigne
Ma joie de le retrouver, ma foi dans tous mes semis
Ma voix pour tout mes amis, et le soleil en allié
Et la lune étoilée amour chérie du soleil et de toutes vies
Respects à tous tel de jolies fleurs ou magnifiques fruitiers
Il me manquait si peu pour réussir et arrêter cette mort désespérée
Si j'avais eu ce petit peu bien avant, comme j'aurais pu être heureux enfant
Mais qui écoute un enfant ?
Pourtant il y à un dicton qui dit que la vérité sort de la bouche des enfants
Et la vérité la voila, sans confirmation l'enfant ne se reconnait plus
L'enfant est un être pensant capable même d'assumer des responsabilités de grands
Il accuse les coups, les déchirures et se soigne tout seul prisonnier
à réparer d'honteuses blessures l'enfant
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